Microfinance : un point de service proche suffit-il ?
Ouvrir davantage de points de service peut réduire la distance entre une microfinance et ses clients. Mais la proximité ne se résume pas aux kilomètres parcourus.
Le point de service était proche, mais le retrait impossible
Un exemple documenté éclaire cette distinction. Entre septembre 2014 et février 2015, Advans Côte d’Ivoire a mené une étude de faisabilité auprès de 23 coopératives et de 67 producteurs de cacao. Le compte rendu publié par le CGAP signalait à la fois l’éloignement des points de service et des problèmes de liquidité chez les agents. Il s’agit d’un constat situé, pas d’une mesure de la situation actuelle de toutes les microfinances.
Trois questions pour une proximité utile
- Quelle opération doit être accessible ? Un dépôt courant, un retrait urgent et une demande nécessitant des explications ne mobilisent pas forcément les mêmes moyens.
- À quel moment doit-elle être possible ? Les horaires, la disponibilité des fonds et le fonctionnement des outils comptent autant que l’emplacement.
- Qui accompagne et suit la demande ? Si une opération ne peut pas être terminée sur place, le client sait-il où aller et qui prendra le relais ?
Comparer agence, agent et service à distance
Pour comparer une agence, un agent et un service à distance, examinez les coûts et les moyens nécessaires à chacun : personnel, équipement, rémunération, assistance, supervision et gestion des espèces. Du côté du client, il faut regarder les frais, les déplacements et le temps mobilisé, y compris lorsqu’il doit recommencer.
Avant de développer le réseau, précisez donc le service à rapprocher du client et les moyens nécessaires pour l’assurer.
Source et contexte
CGAP, compte rendu du projet d’Advans Côte d’Ivoire auprès des producteurs de cacao. Étude de faisabilité menée de septembre 2014 à février 2015 auprès de 23 coopératives et 67 producteurs ; constat situé, ancien, propre à ce contexte.
La situation de la commerçante est illustrative.